L'insurrection irlandaise (II)

17 November, 2010
la poste centrale de Dublin après l'insurrection de 1916

Dans un article précédent [République n° 35 : L'insurrection dublinoise de Pâques 1916 (I), François André, après avoir resitué l'insurrection dublinnoise de Pâques 1916 dans le contexte de l'histoire de l'Irlande, avait proposé deux explications, l'une "éthique", l'autre "esthétique". Il les oppose maintenant aux explications plus matérialistes et sociologiques.

Les deux explications "esthétiques" ou "éthiques", pour intéressantes qu'elles soient, se focalisent beaucoup trop sur Pearse et donc sur l'idée que l'on est confronté à une révolution de poètes romantiques.

On oublie ainsi la présence de Connolly, le socialiste, et des trois conspirateurs "professionnels" que furent Clarke, Mac Dermott et Ceannt. Il faut en effet bien comprendre que "le mouvement littéraire n'est pas la seule inspiration derrière le soulèvement de 1916. Bien sûr Pearse, Plunkett, Mac Donagh, pouvaient parler de traduire la littérature dans la vie, mais ils défendaient, comme l'IRB, une tradition plus ancienne que celle contenue dans les pièces, poèmes et livres des années 1890. Ils soutenaient (...) ce qu'ils considéraient comme une tradition ininterrompue de révolte contre le pouvoir anglais"1. On oublie que c'est l'IRB qui a eu l'idée du soulèvement.

L'historien John O'Beirne Ranelagh a analysé l'origine sociale des 3.430 hommes et 79 femmes arrêtés juste après le soulèvement. A Dublin, 30% exerçaient une activité commerciale, 55% étaient des ouvriers, des employés de magasins et de bureaux, des vendeurs. Pour les campagnes on trouve 28% de petits fermiers et 23% d'ouvriers agricoles. Ce qui, dans les deux cas, reflète bien la structure sociale traditionnelle de l'IRB depuis sa création2. Cette hypothèse est intéressante, mais elle repose sur l'idée, non prouvée, que toutes les personnes arrêtées après le soulèvement sont celles qui l'ont planifié ou qui y ont participé. Or les autorités britanniques ont profité de l'écrasement de l'insurrection pour effectuer une grande rafle au sein des nationalistes "avancés ". Arthur Griffith, le fondateur du Sinn Fein est emprisonné, alors qu'il n'a jamais été au courant des activités de l'IRB, Eoin Mac Neill connut un sort identique.

Néanmoins, si l'on accepte l'idée qu'une partie de l'IRB est à la base du soulèvement, on peut suivre l'historien irlandais Joseph Lee quand il affirme que ce n'est que dans le feu de l'action que 1916 est devenu un sacrifice sanglant. "Il n'a pas été planifié en ce sens dès l'origine. Si le soulèvement avait été prévu seulement ou principalement comme un sacrifice sanglant, il aurait pu être monté plus tôt dans le cours de la guerre. Il a été planifié pour se dérouler au moment où les rebelles pensaient disposer du maximum de chances de succès, même si celles-ci pouvaient paraître comme limitées en termes absolus."3

Pâques 1916, manifestation d'une crise économique et politique

L'insurrection de 1916 est en effet la première manifestation de la crise politique et économique qui se développait dans toute l'Irlande. Rapidement les Irlandais refusent d'avaler la propagande britannique. Ils n'acceptent pas le fait que "La guerre menée par la Grande-Bretagne contre l'Allemagne soit présentée comme un conflit entre la civilisation et la barbarie (...) ou même entre la démocratie et le militarisme autoritaire. Ils étaient trop habitués à voir la Grande-Bretagne elle-même comme un despote militaire et parler du droit des petites nations (...) provoquait la réponse évidente que le respect d'un tel droit devrait commencer (en Irlande)."4 Ce faible soutien de la population irlandaise semble être prouvé par le rapide déclin de l'engagement de volontaires dans les troupes britanniques. D'août à décembre 1914, 43.000 personnes se sont portées volontaires, ce chiffre tombe à 37.000 pour la période allant de janvier à août 1915. Pour les 8 mois précédant l'insurrection, il n'y a plus que 12.000 nouvelles recrues5. Le nombre de recrues pour la première année de guerre va excéder celui de la période allant de 1915 à 1918. De plus, sur les 80.000 recrues de cette première année, près de la moitié provient d'Ulster, la province de Leinster en fournit 25%, les provinces de l'ouest (Connacht et Munster) fournissant le reste6. Il semble donc que, dès l'automne 1915, l'enthousiasme pour la cause britannique a entamé son rapide déclin, ce qui va susciter la crainte parmi la population de voir la conscription étendue à l'Irlande. Cette peur est renforcée par la présence, depuis mai 1915, des deux principaux chefs de file de l'unionisme (Bonar Law et Carson) au sein du Cabinet de guerre.

Lee considère qu'à partir de l'été 1915 le parti du home-rule "perd déjà son emprise sur l'Irlande nationaliste avec la guerre se transformant en carnage et le home-rule relégué dans un futur incertain."7 L'historien irlandais Francis Lyons partage cet avis, dès mai 1915, la population est de moins en moins disposée à s'intéresser à l'avenir de la Grande-Bretagne et de l'Europe continentale alors que son propre futur apparait obscur. "Il est clair que l'extrémisme était définitivement en progrès à partir des derniers mois de 1915."8 Le fait que l'insurrection n'ait finalement trouvé de combattants qu'à Dublin nous amène à un autre point important.

L'industrie dublinoise n'a pas su (ou n'a pas pu) s'adapter à l'effort de guerre britannique. Très vite, les biens de consommation vont commencer à manquer dans les villes, ce qui, évidemment, entraîne une hausse continue des prix9. Déjà mal remise du lock-out de 1913-1914, Dublin s'enfonce dans la crise économique. L'émigration étant devenue impossible, la seule alternative à la misère, pour les ouvriers, c'est l'armée britannique. Ce fait explique la radicalisation progressive du leader socialiste James Connolly; il ne pouvait supporter de voir le prolétariat irlandais économiquement forcé d'aller se faire trouer la peau sur les champs de bataille. Comme le résume très bien le professeur Emmet O'Connor, "Les combats et les pensions de guerre scellaient un lien de sang et d'argent entre l'Etat britannique et les familles de la classe ouvrière. "10 L'immobilisme des campagnes en 1916 s'explique par le fait que la guerre a enclenché une période de croissance économique.

La Grande-Bretagne s'est en effet vue coupée de la plupart de ses approvisionnements d'outre-mer.

Ainsi, rapidement, l'agriculture irlandaise va occuper une position de quasi monopole sur le marché agro-alimentaire britannique. L'offre étant devenue rare, les prix augmentent, ce qui fournit un bénéfice intéressant pour l'ensemble des agriculteurs irlandais. Simultanément, le gouvernement britannique obligea, au moyen de diverses lois, les paysans à mettre en labour un pourcentage déterminé de leurs terres cultivables, ce qui contribua à diminuer nettement le chômage rural 11. Cette situation n'est pourtant pas sans danger pour l'avenir: la soupape de sécurité traditionnelle qu'est l'émigration est bloquée. Les nombreux fils de fermiers ne conserveront une fonction et un emploi que si cette expansion est continue. Tout ralentissement économique risque de produire un nombre important de jeunes désoeuvrés, à la fin de la guerre, ceux-ci vont fournir cadres et troupes à la nouvelle Armée Républicaine Irlandaise (IRA). Le soulèvement était donc prématuré, la relative prospérité des campagnes irlandaises a empêché tout mouvement de masse contre la présence britannique. Le soulèvement est "l'oeuvre de groupes influents mais minoritaires en Irlande: poètes, socialistes et conspirateurs. Les rebelles de l'ICA et des Irish Volunteers, qui se manifestèrent en 1916, étaient principalement des ouvriers fortement aidés par la classe moyenne commerciale.

Les fermiers étaient manifestement absents. Mais la campagne, même si en 1916 elle a perdu l'initiative au profit de Dublin, ne peut être éternellement ignorée par quiconque est sérieusement engagé dans la poursuite du pouvoir politique (...). Intellectuels et socialistes peuvent se rebeller, mais le pouvoir politique doit être recherché là ou il se trouve réellement."12

James Connolly, le syndicaliste

Conclusion: Les deux aspects de 1916

Les événements de 1916 présentent deux grands aspects. En premier lieu, ils doivent être "distingués des rebellions et insurrections antérieures par le caractère des participants."13 Il s'agit essentiellement d'un soulèvement de la nation catholique pour elle-même.

"Le fait que les dirigeants et les hommes de 1916 étaient des catholiques ne signifie pas bien sûr que le soulèvement était anti-protestant (...). La République garantissait la liberté civile et religieuse à tous ses citoyens (...) Mais c'était un soulèvement sans protestants ou, à tout le moins, sans protestants jouant le genre de rôle qu'ils tinrent en 1798 ou 1848. Il est vrai que l'idéologie du soulèvement était en grande partie une création anglo-irlandaise (Tone, Davis, Hyde), mais il était un peu plus qu'un résumé des idées et des croyances des anglo-irlandais (...) en révolte."14

Le fait qu'aucun membre de l'élite anglo-irlandaise ne soit présent parmi les dirigeants de l'insurrection prouve que l'Irlande catholique n'avait plus besoin que des protestants lui procurent les dirigeants qu'elle avait été incapable de se donner depuis la mort d' O'Connell en 1847.

La raison de cette absence n'est pas le sectarisme religieux, elle est sociale et politique. "L'Irlande, depuis l'union, a connu un transfert de pouvoir silencieux mais irréversible des protestants vers les catholiques (...) En tenant compte de l'exception de l'Ulster, les catholiques irlandais contrôlaient virtuellement leur pays dans tous ses aspects, sauf les processus législatifs et exécutifs finaux. (Ils) étaient maintenant assez instruits, assez compétents et surtout assez confiants en eux-mêmes (...) pour produire leurs propres leaders tant révolutionnaires que constitutionnels.

L'Irlande nationaliste était prête pour le pouvoir politique et l'indépendance en 1914 (...). L'opposition des unionistes d'Ulster et de Grande-Bretagne au home-rule (...) fournit l'opportunité aux révolutionnaires de tenter de prendre le pouvoir."15 1916 est donc l'aboutissement du processus enclenché, à partir de 1869, par le premier ministre britannique Gladstone et poursuivi par les gouvernements britanniques successifs. Il constitue l'apothéose de la révolution politique et sociale qu'a connu l'Irlande en 40 ans." La génération de 1916 était en rébellion contre la nature et le genre de société que l'union avait produite, mais elle n'en restait pas moins le résultat des transformations politiques et sociales (subies pendant cette période)."16 L'autre aspect important de 1916, c'est qu'il n'est pas le sacrifice sanglant d'une poignée de militants.

Romantisme et matérialisme

Le soulèvement est la première manifestation de la crise que va connaître l'Irlande à la fin de la guerre. Par certains aspects, il annonce même les événements qui vont agiter l'Europe continentale à partir de 1917. 17

Le lundi de Pâques 1916, les sept membres du Gouvernement provisoire étaient conscients de l'impossibilité de toute victoire, mais "ils cherchèrent à mettre en mouvement un ensemble d'événements dans lequel le peuple, inspiré par leur exemple, se soulèverait presque spontanément et renverserait l'oppresseur."18 Lee considère que la dernière mouture du soulèvement fut planifiée de telle manière qu'en cas d'échec, ce dernier ait lieu non seulement avec honneur, mais aussi avec effet19. Vu les maigres chances de succès, "il devint psychologiquement (nécessaire) pour les dirigeants du (soulèvement) de le justifier dans les termes du salut de l'honneur de l'Irlande."20

L'idée du sacrifice sanglant ne fut utilisée qu'à posteriori. Le second Sinn Fein21 en fit son fonds de commerce électoral entre 1917 et 1921. Les écrits de certains des participants à l'insurrection rendaient évidemment cette interprétation des événements aisée. La poésie lyrique et romantique de Pearse était centrée sur la mystique du martyre, ce qui entraîna peut-être chez lui le désir de voir sa vie trouver son apothéose dans une mort tragique et glorieuse22. A partir de 1913, les thèmes du martyr et de la mort violente devinrent dominants dans ses écrits. Pearse se représenta de plus en plus comme une figure quasi-christique, mais un Christ guerrier et violent.

Le déclenchement de la première guerre mondiale ne fera qu'intensifier sa fascination pour l'imagerie sanglante. Le mélange de paganisme et de christianisme présent chez Pearse a très peu de fidèles au sein de la population, c'est la position de premier plan qu'il occupa au sein des Irish Volunteers qui a conduit à l'identification du soulèvement avec l'image du sacrifice sanglant23.

Par ailleurs, il faut souligner que les thèmes développés dans la prose et la poésie de Pearse se retrouve dans toute la littérature irlandaise et européenne d'avant-guerre. "L'idée était répandue parmi les intellectuels (occidentaux) jusqu'en 1914 (...) que la violence sanglante purifiera un monde trop vieux, épuisé et décadent. (On) célèbre la guerre rédemptrice et purificatrice." 24

André Guillaume cite comme représentant de cette école: Georges Sorel, Charles Péguy, Rupert Broke, Thomas Hardy. Mais l'historien Williams a sans doute raison lorsqu'il écrit que les thèmes abordés par les trois poètes de 1916 "n'ont pas dû directement influencer de nombreuses personnes à prendre les armes, mais leurs tons et leurs styles donnèrent une qualité épique à l'ensemble de la lutte nationale."25

Pour conclure, nous reprendrons à notre compte les observations du politologue irlandais Tom Garvin. Pour cet auteur, le processus qu'a connu l'Irlande au cours des décades post-famine doit être considéré comme "une révolution politique dans un contexte de stabilisation croissante (...) Le mouvement révolutionnaire tira son énergie d'une série de conflits sociaux et culturels chroniques qui étaient sur le point d'être résolus. Le véritable ennemi du nationalisme révolutionnaire irlandais n'était pas la police ou l'armée britannique, mais bien le réformateur (...) L'Irlande était une société en voie de modernisation depuis la famine, la tragédie de la famine elle-même ayant permis un changement modernisateur. (Ainsi), entre 1830 et 1880, la plus grande partie de l'Irlande passa de la langue gaëlique à l'anglais (...) Le système de propriété agraire fut bouleversé entre 1880 et 1910, la terre étant transférée de la classe des landlords, en majorité anglo-irlandais, à celle des petits et moyens fermiers. (La révolution politique) se déroula donc au beau milieu de transformations culturelles et de réformes politiques considérables. Elle fut à la fois stimulée et menacée par les effets déstabilisants et pacificateurs (...) de ces dernières. Le développement économique et social (...) constituait une menace sérieuse au mélange de valeurs catholiques et de celles des révolutions nationales qui sous-tendaient la passion politique républicaine."26

Le paradoxe existant entre cette modernisation constante de l'Irlande et les discours nostalgiques de ses élites s'explique par la forte coloration romantique de ces dernières. "D'une façon générale il est évident que les producteurs de la vision du monde romantique représentent certaines fractions traditionnelles de l'intelligentsia dont le mode de vie et la culture sont hostiles à la civilisation industrielle bourgeoise: écrivains indépendants, religieux ou théologiens (...), poètes et artistes, mandarins universitaires, etc (...) Il existe une contradiction fondamentale entre l'intelligentsia traditionnelle et l'environnement social moderne, contradiction qui est génératrice de conflits et de révoltes (...) Si les créateurs et les porteurs des diverses figures du romantisme sont issus de cet intelligentsia classique (...), son audience, sa base sociale au sens plein est beaucoup plus vaste. Elle est composée potentiellement de toutes les classes, fractions de classes ou catégories sociales pour lesquelles l'avènement et le développement du capitalisme industriel moderne provoquent un déclin ou une crise de leur statut économique, social ou politique et/ou portent atteinte à leur mode de vie et aux valeurs culturelles auxquelles elles sont attachées."27

Pour ces divers groupes sociaux, il n'existe qu' "une possibilité objective (de révolte) dont la réalisation effective dépend d'une série de conditions historiques, sociales et individuelles concrètes."28

Nous pensons qu'il est inutile de préciser que ces conditions étaient largement présentes dans l'Irlande d'après 1848, chaque classe sociale ayant vu son éthique de vie traditionnelle perturbée, bouleversée par l'arrivée du monde moderne. Le combat nationaliste devint ainsi pour beaucoup la dernière arme empêchant la disparition des ultimes pans de l'Irlande éternelle.

Un grand nombre des acteurs de cette révolution redoutait "les conséquences politiques et morales du matérialisme, leur radicalisme était abstrait et "moral". Tout en rejetant l'exploitation capitaliste anglaise, ils envisageaient un futur très frugal pour la population d'une Irlande indépendante: la restauration culturelle, l'honneur national, l'indépendance et une existence droite valaient bien le prix de la prospérité"29. L'ancien premier ministre irlandais (de 1982 à 1987) Garret FitzGerald ajoute un autre élément à notre réflexion. Il considère que la mise en place progressive du Welfare State britannique aurait encore plus éloigné l'Irlande du séparatisme. Jusqu'en 1908, la population irlandaise contribuait aux services centraux d'un Etat qui ne connaissait aucun système de transfert et de redistribution des ressources. La mise en place, en 1908, par le gouvernement libéral, du "Old age pensions Act" transforma l'Irlande de contributeur net en bénéficiaire du budget britannique30. FitzGerald n'hésite à affirmer que sans le réveil de la conscience nationale provoqué par le soulèvement de 1916, l'Irlande serait toujours britannique. L'angoisse des dirigeants républicains d'une Nation irlandaise dissoute dans l'ensemble britannique apparait ainsi bien plus fondée que l'on pouvait l'imaginer. Le pari de Redmond d'une Irlande autonome au sein du Royaume-Uni n'était pas impossible. Enfin un dernier élément ne doit pas être oublié, les insurgés de 1916 étaient des enfants du XIXème siècle, pour eux une Nation ne pouvait se concevoir sans un Etat propre (en l'occurence une République). Cela les amena à ignorer l'hypothèse d'une adaptation ou d'une survie de la Nation Irlandaise dans le cadre étatique du Royaume-Uni. Ainsi "(Ils) luttèrent contre la mort politique que le modèle de développement irlandais promettait d'amener, mais ils confondirent la mort de leur révolution avec la mort de la Nation. "31.

Michael Collins, l'homme derrière l'IRA
  1. 1. D.G.Boyce Nationalism in Ireland 2nd edition, Routledge, London 1991, p.308.
  2. 2.  J. O' Beirne Ranelagh The Irish Republican Brotherhood in the revolutionnary period, 1879-1923 in D.G. Boyce (ed) The revolution in Ireland 1879 - 1923. Mac Millan education,London 1988, p.144 et 145.
  3. 3. J.J.Lee Ireland 1912 - 1985 ..., p.25 .
  4. 4. C.Townshend, op cit , p.280 .
  5. 5. J.J.Lee Ireland 1912 - 1985 ..., p.23.
  6. 6. Ibidem, p. 24.
  7. 7. Ibidem, p.23 .
  8. 8. FSL Lyons Ireland since ..., p.363.
  9. 9. Ibidem, p.359 .
  10. 10. E.O'Connor A labour history of Ireland, 1824 - 1959. Gill & Mac Millan, Dublin 1992, p.90 .
  11. 11. Ibidem, p. 96 - 97.
  12. 12. D.G. Boyce , op cit , p.313 .
  13. 13. Ibidem, p.309.
  14. 14. Ibidem, p.311 - 312.
  15. 15. Ibidem, p.312.
  16. 16. Ibidem, p.313.
  17. 17. L'historien irlandais C.D. Greaves considère que 1916 est l'étape initiale de la crise généralisée du capitalisme qui sera révélée par les révolutions russes de 1917 et les mutineries sur le Front de l'ouest in C.D. Greaves 1916 as history, the myth of a blood sacrifice. The fulcrum press, Dublin 1991, p.38 .
  18. 18. D.G. Boyce, op. cit., p.313.
  19. 19. J.J. Lee Ireland 1912 - 1985 ..., p. 26 .
  20. 20. Ibidem, p.25.
  21. 21. Le premier Sinn Fein se constitua en 1905 autour de la personne d'Arthur Griffith. Il fédérait certaines des associations culturelles nées après la mort de Parnell. C'est en 1917 que le deuxième Sinn Fein s'est rassemblé autour du dernier commandant survivant de 1916: Eamon de Valera. Association plus ou moins souple de l'ensemble des autonomistes irlandais, le Sinn Fein sortit grand vainqueur des élections générales de décembre 1918 (73 sièges sur 105). La fragile unité du parti vola en éclat en janvier 1922. Une minorité refusa le traité anglo-irlandais du 6 décembre 1921. Ce dernier faisait de 26 des 32 Comtés de l'île un Dominion de l'Empire britannique (et non une république indépendante et souveraine). Par ailleurs, il consacrait la division de l'Irlande en deux entités aux statuts juridiques distincts.
  22. 22. R. Dudley Edwards Patrick Pearse, the triumph of failure, Poolbeg press, Dublin 1990, p.89.
  23. 23. C.Townshend, op cit, p.281.
  24. 24. A.Guillaume, op cit, p.63.
  25. 25. M. Williams Ancient mythology & revolutionary ideology in Ireland, 1878-1916 in The Historical Journal , Vol.26, N°2 (1983), p. 323.
  26. 26. T.Garvin The anatomy of a nationalist revolution: Ireland 1858 - 1928 in Comparative Studies in Society & History, Vol 28, n° 3 (1986), p. 468-469 et p.500-501. Voir aussi sa très intéressante contribution Great hatred, little room: social background and political sentiment among revolutionary activists in Ireland, 1890 - 1922 in D.G.Boyce (ed), op. cit., p.91 et suiv.
  27. 27. R.Sayre & M.Löwy Révolte et mélancolie, le romantisme à contre-courant de la modernité Ed.Payot, Paris 1992, p.119 - 120.
  28. 28. Ibidem, p.120.
  29. 29. T.Garvin, art cit, p.495.
  30. 30. The Irish Times, 17th July 1991, p.10.
  31. 31. T.Garvin, art. cit., p.500 - 501.