Livre blanc pour une Wallonie maîtresse de tous ses leviers de développement

12 May, 2009

Ayant participé à ce travail je suis à la fois partie, mais, je le pense, sinon bon juge, au moins témoin honnête du travail profond que représentent ces textes que je n'ai pas rédigés. Je dis qu'ils sont les mieux pensés depuis le Manifeste pour la culture wallonne de 1983 et dans sa mouvance.

Coq hardi - Pierre Paulus
Je citerais notamment parmi ces textes, 2. Implications politiques d'une approche globale de la culture en Wallonie (*) Des "régionalistes wallons" y font preuve d'une obstination citoyenne qui prouve que  le peuple de Wallonie n'a pas à être désigné par l'épithète méprisante de "gens". Trop de dirigeants politiques nous traitent de "gens" parce qu'ils voudraient des Wallons exprimant seulement des intérêts individuels, épars, dispersés.  Non leurs aspirations collectives. Ces politiques ne veulent pas de Wallonie politique. Ni humaine, par conséquent.

Ils nous donnent  l'impression de vouloir une fusion des institutions wallonnes et francophones qui ferait  fi de cette  existence collective ne laissant qu'une Région distincte du côté francophone: Bruxelles. Non parce qu'ils le veulent, mais parce que, s'il est possible de réduire la Wallonie comme collectivité dans l'absurde système belge actuel (car Régions et Communautés y sont des doublons), il n'est pas possible  de le faire pour Bruxelles (à la fois de la Communauté flamande et la Communauté dite française). Nous qui soutenons les régionalistes bruxellois, nous verrions nos efforts aboutir à ce que, des quatre entités "belges" de base - Flandre, Wallonie, Bruxelles et Communauté germanophone - il n'y ait que la Wallonie qui ne puisse pas exister distinctement! 

Si des partis -  et leur  particratie - le veulent, c'est  parce que cela convient à leur ambition de machine politique. De  l'état de "gens" nous  passerions à celui de  "machins". On lira les arguments non seulement citoyens, politiques, mais aussi pratiques, techniques qui militent contre cette volonté de négation, de régression qui nous méprise.

Les Wallons, ouverts à toutes les collaborations avec Bruxelles, doivent être gouvernés démocratiquement  par le Gouvernement de Namur et être représentés démocratiquement par le Parlement de Namur.

Où est, sinon, la dignité?  Et la démocratie?

Voyez la suite sur Mouvement du Manifeste Wallon

Il n'est pas non plus inintéressant de lire ce que Christophe Traisnel dit de l' Hyper-modernité des militants wallons et québécois