Rejet de la Communauté française par la Wallonie (CLEO 1989), autres enquêtes

 

Quelle que soit la situation actuelle, pour chacun des domaines que je vais vous citer, désirez-vous que les décisions soient prises au niveau au niveau de (en %) :

 

Région wallonne

Communauté

État belge

Europe

Logement

45.5

5.9

28.4

8.2

Tutelle des Communes

44.9

6.4

25.7

4.8

Aide aux entreprises

42.1

3.3

26.3

14.1

Emploi

41.7

4.9

24.8

17.1

Activité sportive

38.4

12.4

20.5

12.8

Protection environnement

38.1

3.4

15.7

31.9

Agriculture

38.4

4.0

22.8

23.9

Travaux publics

34.0

5.9

39.4

8.0

Culture

31.4

16.5

20.5

16.5

Solidarité sociale

28.4

4.7

31.9

19.1

Enseignement

25.9

12.7

29.2

19.6

Énergie

25.1

3.9

31.1

25.0

Santé

24.6

6.0

35.7

21.4

Commerce extérieur

21.8

4.8

35.1

23.6

Politique fiscale

21.8

3.2

41.6

16.4

Communications

20.9

6.2

34.0

25.3

Sécurité, Justice, Police

19.3

3.6

49.6

14.0

Relations extérieures.

18.5

5.8

36.2

24.0

Défense militaire

8.4

2.0

47.3

24.9

 

On a simplement souligné (en gras) le niveau de pouvoir préféré:il est remarquable que la Communauté française arrive chaque fois bonne dernière.

Notons que Le Soir publia le 26 septembre 2003 un sondage qui confirmait cette tendance.

Le 26 septembre 2009  La Libre Belgique publie un autre sondage réalisé auprès de 2000 personnes.  80% des sondés savent que la Communauté française de Belgique rassemble les Wallons et les Bruxellois francophones, ils ne sont plus que que 54% en Wallonie (65 à Bruxelles) à estimer qu’il ne faut pas supprimer cette institution (18 % sont sans opinion et 28% partisans de la suppression). 55% des Wallons et 54% des Bruxellois sont favorables à la régionalisation de l’enseignement. 

Cette volonté de régionaliser les compétences communautaires serait donc une constante en Wallonie depuis la fin des années 1980.